La marijuana protège le cerveau du vieillissement
Par Frank Landymore .Publié le
2026/06/22 18:43
Juillet. 22, 2026
Une récente étude scientifique, mise en lumière par The Washington Post, ouvre de nouvelles perspectives sur le rôle potentiel de certains composés de la marijuana dans la protection du cerveau contre le vieillissement et le déclin cognitif. Ces découvertes pourraient ouvrir des pistes prometteuses dans la lutte contre les maladies neurodégénératives.
L'étude, menée par l'Institut Salk d'études biologiques, s'est concentrée sur le cannabinol (CBN), l'un des sous-produits du principal composé actif de la plante responsable de ses effets psychoactifs.
Les expériences réalisées en laboratoire sur des cellules cérébrales humaines et animales ont montré que ce composé est capable de protéger les neurones contre le stress oxydatif, une forme de dommage biologique qui entraîne la mort cellulaire et constitue l'un des principaux facteurs impliqués dans le développement de la maladie d'Alzheimer.
Bien que les résultats demeurent préliminaires et n'aient pas encore atteint un niveau de certitude définitif, ils renforcent l'hypothèse selon laquelle certains composants de la plante pourraient contribuer à freiner les processus inflammatoires associés à la démence.
La plasticité du cerveau
Par ailleurs, des recherches récentes remettent en question certaines idées reçues concernant les effets de ces substances chez les adultes. Une étude publiée dans la revue JAMA Network Open n'a trouvé aucun lien significatif entre l'usage médical de la marijuana chez les personnes d'âge moyen et les seniors et l'apparition d'un déclin ou d'un dysfonctionnement cognitif.
Le mythe de l'apathie
À travers son expérience de terrain, Carl Hart, psychologue à l'Université de Columbia, estime que le cerveau adulte possède une capacité d'adaptation et une résistance aux effets négatifs de la marijuana plus importantes qu'on ne le pensait auparavant.
Il cite notamment une expérience dans laquelle des participants devaient résoudre des problèmes de mathématiques contre une récompense financière, avec la possibilité de consommer du cannabis avant le début du test.
Les résultats ont montré que les participants ayant choisi d'en consommer ont conservé la précision de leurs réponses, ce qui contredit l'image stéréotypée associant cette substance à une paresse chronique ou à un manque de motivation. Selon Hart, la baisse de motivation observée chez certaines personnes ne peut être attribuée uniquement à la substance elle-même. Il souligne également que de nombreux consommateurs ont connu des réussites remarquables dans différents domaines.
Traitement et troubles psychiques
Les experts insistent toutefois sur le fait que ces résultats ne doivent pas être interprétés comme une invitation à une consommation excessive. D'autres études indiquent qu'un usage intensif peut affecter la mémoire à court terme. En outre, une consommation importante durant l'adolescence est associée à un risque accru de développer, plus tard dans la vie, des troubles psychiques tels que le trouble
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