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L’espace serait un fluide visqueux : la théorie qui bouscule notre vision du Cosmos


Par Sharon Adarlo .Publié le 2026/01/20 04:24
L’espace serait un fluide visqueux : la théorie qui bouscule notre vision du Cosmos
Janvier. 20, 2026
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Et si le vide spatial n'était pas si vide ? Une hypothèse audacieuse propose que l'Univers se comporte comme un fluide épais, une idée qui pourrait résoudre l'une des plus grandes énigmes de l'astrophysique moderne.

Dans le milieu feutré de la cosmologie, le débat sur la nature réelle du "vide" spatial est permanent. Si la majorité des chercheurs s'accorde à dire que la matière noire et l'énergie noire en constituent l'essentiel, une nouvelle théorie vient de jeter un pavé dans la mare : l'espace lointain agirait comme un fluide visqueux.

Dans un article récemment publié (en attente de révision par les pairs) et repéré par Live Science, Muhammad Ghulam Khuwajah Khan, chercheur à l'Institut Indien de Technologie de Jodhpur, avance une thèse fascinante. Selon lui, l'espace s'apparenterait à un fluide doué de viscosité, une sorte de "miel cosmique" à l'écoulement extrêmement lent. Si elle venait à être confirmée — un "si" de taille, précisons-le — cette modélisation pourrait combler les failles qui tourmentent actuellement la communauté scientifique.

Le modèle standard face à ses limites

Jusqu'à présent, les astronomes s'appuient majoritairement sur le modèle ΛCDM (Lambda Cold Dark Matter). Ce dernier utilise la constante cosmologique, notée par la lettre grecque Lambda (Λ), pour décrire mathématiquement l'expansion de l'Univers sous l'impulsion de l'énergie noire. Dans ce schéma, cette densité d'énergie est considérée comme immuable.

Pourtant, des données récentes collectées par l'instrument DESI (Dark Energy Spectroscopic Instrument) en Arizona et le Dark Energy Survey au Chili suggèrent une réalité différente. Les observations télescopiques révèlent des divergences avec le modèle ΛCDM : l'énergie noire, que l'on croyait figée dans le temps, semble s'être affaiblie à mesure que l'Univers vieillissait et accélérait.

"Phonons spatiaux" : la friction de l'Univers

Pour réconcilier la théorie et l'observation, Khan propose de traiter mathématiquement l'espace comme un fluide élastique et visqueux. Sa théorie introduit le concept de "phonons spatiaux" : des vibrations émises par les atomes qui créent des ondes de tension dans l'espace.

L'idée est la suivante : alors que l'énergie noire pousse l'Univers à se dilater, ces phonons exerceraient une résistance subtile. En d'autres termes, l'expansion de l'Univers ne serait pas uniforme. En superposant cette notion de viscosité aux données de DESI, les anomalies qui s'écartaient du modèle classique semblent soudainement s'expliquer.

Une intuition à confirmer

Cette approche est séduisante car elle permet de conserver l'idée de l'énergie noire comme constante cosmologique tout en introduisant un "correctif" physique pour justifier les observations atypiques.

Il faudra toutefois attendre de nouvelles données issues des grands relevés d'énergie noire pour savoir si cette théorie s'imposera comme une révolution ou si elle rejoindra le cimetière des idées exotiques de l'histoire des sciences. Une affaire à suivre de près.

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