Un implant oculaire bionique promet de rendre la vue aux personnes aveugles
Par Bonjour .Publié le
2026/07/28 16:37
Juin. 28, 2026
Une technologie médicale prometteuse s’apprête à révolutionner le domaine de l’ophtalmologie. Un implant oculaire bionique capable de restituer partiellement la vision aux personnes aveugles vient d’obtenir l’autorisation d’entrer sur le marché européen, ouvrant la voie à une utilisation clinique à grande échelle.
Le terme « bionique » désigne la fusion entre la biologie et l’électronique. Il fait référence au développement de dispositifs électroniques ou mécaniques implantés dans le corps humain ou fixés sur celui-ci afin de remplacer, totalement ou partiellement, les fonctions d’organes naturels ayant perdu leur capacité à fonctionner.
La société américaine Science Corp a annoncé avoir obtenu l’autorisation officielle de l’Union européenne pour commencer à traiter des patients avec son dispositif innovant Prima, conçu pour restaurer la vision. Cette validation représente une étape majeure vers la commercialisation de cette technologie de pointe.
« Nous disposons désormais de ce qui ressemble à un implant cochléaire, mais destiné à la vision », a déclaré Max Hodak, directeur général de l’entreprise, au site Stat News.
Le fonctionnement du dispositif
L’implant Prima a été conçu pour traiter les formes avancées de la dégénérescence maculaire liée à l’âge, une maladie qui entraîne une détérioration progressive de la vision centrale. Cette pathologie constitue l’une des principales causes de perte sévère de la vue chez les personnes âgées. Selon des données médicales, ses formes graves seraient responsables d’environ 90 % des cas de cécité légale aux États-Unis.
Le mécanisme de restauration visuelle repose sur trois éléments principaux :
Une micropuce sans fil, implantée chirurgicalement sous la rétine.
Des lunettes intelligentes équipées d’une caméra, qui captent les scènes visuelles et transmettent les informations grâce à une lumière proche de l’infrarouge.
La conversion des signaux : la puce implantée transforme la lumière reçue en signaux électriques interprétés par le cerveau sous forme d’images.
Des résultats cliniques encourageants
À la fin de l’année 2024, Science Corp a publié les premiers résultats de ses essais cliniques. Les rapports indiquent que les patients ayant reçu l’implant ont pu reconnaître des visages, lire des livres et accomplir plus facilement diverses activités quotidiennes.
Dans un entretien accordé à TechCrunch, Max Hodak a présenté plusieurs exemples concrets de réussite :
« L’un de nos patients en France a récemment terminé la lecture d’un roman complet de 300 pages et nous nous a envoyé l’exemplaire. Nous accrochons également au mur de notre bureau un tableau représentant l’Opéra de Sydney réalisé par un patient. Nous disposons aussi de vidéos montrant des patients résoudre avec succès des mots croisés et des puzzles. »
Des coûts élevés et de grandes perspectives d’évolution
Malgré ces avancées, Max Hodak reconnaît que cette technologie se trouve encore à un stade précoce de développement. L’entrepreneur, qui avait auparavant cofondé Neuralink avec Elon Musk avant de créer Science Corp, estime qu’un important potentiel d’amélioration demeure.
Dans une déclaration au Financial Times, il a expliqué :
« Il s’agit d’une première version ; c’est un peu comme regarder à travers une paille placée au centre du champ de vision. »
Il souligne toutefois que les résultats obtenus constituent une preuve solide que la technologie évolue dans la bonne direction. À l’avenir, l’objectif est de parvenir à une vision en couleurs dont la précision se rapprocherait davantage de la vision naturelle.
Le coût d’un implant Prima devrait atteindre plusieurs centaines de milliers de dollars. Cependant, l’entreprise indique travailler avec les organismes de santé afin de permettre une prise en charge partielle de ces dépenses.
Les premières interventions destinées aux patients devraient avoir lieu en Allemagne, où les essais cliniques de cette technologie ont déjà été menés.
Une course mondiale vers la vision artificielle
Science Corp n’est pas la seule entreprise engagée dans ce domaine. Neuralink développe également un implant visuel baptisé Blindsight, destiné à restaurer la vision, mais ce projet n’a pas encore atteint le stade des essais cliniques sur l’être humain.
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