Le côté obscur du métier d’hôtesse de l’air : Maladies, privation de sommeil et histoires terrifiantes
Par Duncan Evans .Publié le
2025/03/23 22:30

Mars. 23, 2025
Travailler comme hôtesse de l’air ou steward peut sembler être un rêve pour beaucoup, offrant l’opportunité de voyager à travers le monde et de rencontrer des personnes de cultures différentes. Mais derrière les sourires chaleureux et les uniformes élégants se cachent des défis quotidiens considérables.
Des urgences médicales à la privation de sommeil, en passant par les passagers arrogants et les horaires épuisants, ce reportage révèle le côté sombre du métier d’hôtesse de l’air.
Passagers arrogants : Un défi quotidien
Dans des interviews exclusives avec deux membres d’équipage, l’un travaillant pour Virgin et l’autre pour Qantas, des niveaux choquants d’entitlement (sentiment de droit) chez certains passagers ont été exposés.
Un steward de Qantas raconte : « Il y a quelques années, un ami faisait un massage cardiaque (CPR) à un passager. En plein milieu de la réanimation, quelqu’un a tapé sur son épaule pour demander : “Quand est-ce qu’on sert le petit-déjeuner ?” ».
Maladies et épuisement : La réalité du quotidien
Les membres d’équipage sont exposés à des taux élevés de maladies en raison de leur travail dans un environnement confiné et bondé de centaines de personnes. Une hôtesse de Qantas confie : « Pendant les 18 premiers mois de ma carrière, j’étais tout le temps malade. Maintenant, je gère peut-être mieux la maladie, mais je me sens toujours épuisée. »
Les journées de travail ne sont pas normales, pouvant durer 10 heures ou plus. Elle ajoute : « Les horaires sont vraiment étranges. Par exemple, nous décollons de Brisbane à 18h et atterrissons à Manille à 1h30 du matin. Ensuite, nous devons nous réveiller à minuit pour reprendre le travail le lendemain. »
Privation de sommeil : Un défi constant
Les horaires irréguliers entraînent une privation de sommeil chronique. L’hôtesse explique : « Nous perdons beaucoup plus de sommeil que les gens ne l’imaginent. Nous travaillons souvent de nuit pour coordonner les vols avec d’autres compagnies aériennes. »
Pauses rares et courtes
Chez Qantas, les membres d’équipage ont droit à une pause de 20 minutes après les six premières heures de travail, puis toutes les quatre heures. Chez Virgin, les pauses sont toutes les cinq heures. L’hôtesse précise : « Il n’y a pas vraiment d’endroit pour se reposer. Nous pouvons nous asseoir sur des sièges isolés par des rideaux, mais nous ne pouvons jamais vraiment nous éloigner du travail. »
Compétences multiples : Une formation exigeante
Les membres d’équipage suivent des formations intensives et continues, allant du massage cardiaque et des procédures d’évacuation à la lutte contre les incendies et même à la gestion des menaces terroristes. Un steward de Virgin explique : « Nous passons des examens tous les six mois pour maintenir notre niveau de compétence. »
Comportements des passagers : Une dégradation post-pandémie
Les hôtesses ont noté une augmentation des comportements négatifs et égoïstes chez les passagers depuis la pandémie de COVID-19. « Les gens sont moins patients et moins résilients. Il y a une réelle augmentation des comportements négatifs », explique l’hôtesse de Qantas.
Histoires terrifiantes : Les défis quotidiens
Certaines histoires incluent des comportements choquants, comme des passagers refusant de mettre la ceinture de sécurité à leurs enfants ou essayant d’intimider les membres d’équipage pour qu’ils ne respectent pas les règles. « Nous sommes bien formés aux techniques de désescalade, verbales et physiques, et même à la manière de maîtriser des passagers ou de défendre le cockpit », ajoute-t-elle.
Les vols vers Bali : Des défis supplémentaires
Les vols vers Bali sont parmi les plus difficiles en raison du comportement de certains passagers. « Nous sommes plus vigilants avec l’alcool sur ces vols. Certains passagers essaient de cacher de l’alcool ou de vapoter dans les toilettes », raconte l’hôtesse.
Salaires modestes : Peu élevés malgré les responsabilités
Malgré les pressions uniques du métier, les salaires des membres d’équipage figurent parmi les plus bas en Australie. Le salaire minimum est d’environ 16,71 dollars de l’heure, à peine plus que le salaire minimum dans les fast-foods.
Amélioration des salaires : Des changements positifs
Récemment, l’Association des hôtesses de l’air australiennes a annoncé une augmentation salariale pour environ 750 membres d’équipage de Qantas, pouvant atteindre 12 546 dollars par an. Cela fait suite à des réformes législatives visant à égaliser les salaires entre les employés directs et ceux embauchés via des agences de travail temporaire.
Des moments inoubliables : Le côté lumineux du métier
Malgré les défis, les membres d’équipage trouvent une grande satisfaction dans leur travail. Un steward de Virgin raconte : « Nous avons emmené un groupe d’enfants à besoins spéciaux pour leur premier voyage. Leur joie était indescriptible. C’était l’un des moments les plus mémorables de ma vie. »
L’hôtesse de Qantas ajoute : « Je suis fière de faire partie de cette communauté soudée. Travailler avec des gens formidables rend ce métier spécial. »
Conclusion
Les membres d’équipage appellent les passagers à réfléchir à la nature de leur travail et à se rappeler que l’avion n’est pas seulement un moyen de transport, mais aussi un lieu de travail. En comprenant mieux les défis de cette profession, les passagers peuvent contribuer à rendre les voyages aériens plus agréables pour tous.
Source : New York Post
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