Les ultra-riches du monde réclament une hausse de leur imposition
Par Joe Wilkins .Publié le
2026/01/23 14:36
Janvier. 23, 2026
Dans un tournant saisissant de la pensée économique mondiale — une application concrète des principes de justice que d’aucuns qualifieraient d’incarnation de l’esprit de (l’Islam sans musulmans) — les appels à une fiscalité progressive ne sont plus l’apanage des mouvements réformistes ou des militants des droits de l’homme.
Désormais, ces voix s’élèvent du cœur même des bastions les plus opulents de la planète. Alors que l’élite mondiale converge vers Davos pour le Forum Économique Mondial, un mouvement mené par des millionnaires et des milliardaires exhorte ouvertement les gouvernements à accroître la pression fiscale sur leurs fortunes colossales. Cette démarche vise à résorber les fractures béantes laissées par le capitalisme moderne et à refondre le contrat social pour garantir une stabilité mondiale durable.
tandis que les puissants de ce monde se pressent dans la station helvétique, des centaines de leurs pairs font entendre une revendication hors du commun : (Taxez-nous). Ces appels retentissants ne proviennent pas de manifestants radicaux, mais bien de l’intérieur même du cercle des (1 %). Ce mouvement, qui pourrait paraître utopique, s’est cristallisé dans une lettre ouverte où ces privilégiés pressent les dirigeants mondiaux de s’attaquer à l’inégalité croissante des richesses, rappelant qu’actuellement, les 1 % les plus riches possèdent plus de 95 % du patrimoine mondial total.
Signée par quelque 400 personnalités de 24 pays — dont les héritiers de l’empire Disney, Abby et Tim Disney, l’acteur Mark Ruffalo ou encore le magnat de l’immobilier Jeffrey Gural — la lettre est sans équivoque : (Nous, millionnaires, refusons de rester silencieux. Il est temps d’être pris en compte. Taxez-nous et assurez-vous que les cinquante prochaines années tiennent la promesse de progrès pour tous). Les signataires rappellent aux élus, qu’ils siègent à Davos ou dans des conseils locaux, que leur devoir est de répondre à cette exigence pour rétablir une équité citoyenne.
Pour Ingrid Robeyns, philosophe et titulaire de la chaire d’éthique à l’Université d’Utrecht, l’enjeu dépasse la simple question des revenus ; il touche au cœur de la justice distributive. Dans une tribune pour (The Guardian), elle souligne que le fossé s’est creusé au fil des décennies, enrichissant les détenteurs de capitaux au détriment des travailleurs. Cette disparité alimente des crises en cascade : dérèglement climatique exacerbé par les cartels pétroliers, précarité alimentaire, accaparement des brevets pharmaceutiques et dégradation des services publics essentiels comme l’éducation et le logement.
Robeyns conclut que l’incapacité à remettre en question le capitalisme néolibéral empêche toute compréhension réelle des maux du siècle. En somme, ces millionnaires demandent aux États de résoudre un problème que les mécanismes de leur propre enrichissement — fondés sur la compression salariale et la privatisation — ont contribué à engendrer. Si l’histoire enseigne que le progrès naît souvent de l’action organisée des peuples, cette initiative n’en demeure pas moins un point de départ crucial pour un dialogue mondial sur la juste contribution de chacun à l’effort collectif.
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